Interview de Vincent Recoules, premier secrétaire fédéral

Article et photo DDM du 28/10/2017

Le PS tarnais organise deux forums à Graulhet et Castres ouverts à tous. Vincent Recoules le premier secrétaire fédéral évoque la situation de son parti et ses objectifs.

Deux forums sont organisés par le PS tarnais le 18 novembre à Graulhet et le 2 décembre à Castres. L'occasion pour Vincent Recoules, le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de faire le point sur une formation qui vient d'essuyer une lourde défaite à la présidentielle et aux législatives.

Pourquoi ces deux forums ?

Il faut changer notre fonctionnement, nous ouvrir sur l'extérieur. Comme dit un restaurateur célèbre, «venez comme vous êtes». À nous de réapprendre à écouter les citoyens. Il nous faut faire un travail sur les points de rupture avec la société, analyser pourquoi un tel échec aux législatives et à la présidentielle. Le PS a apporté la décentralisation… mais on ne se l'est pas appliqué à nous.

Comment voyez-vous votre rôle ?

Je ne suis pas là pour couper des têtes, dire qui est bon ou mauvais élève. Il y a des gens de grande valeur chez les socialistes au niveau local et national. J'ai toujours été loyaliste, j'ai soutenu Hamon quand il a été désigné. Mais je serai vigilant à ce qu'il n'y ait pas de gens qui siphonnent le parti ou travaillent les uns contre les autres.

Quel jugement portez-vous sur la politique d'Emmanuel Macron ?

Il y a une vraie volonté de favoriser les plus puissants. Le gouvernement fait un cadeau aux riches à 4,5 milliards avec la suppression de l'ISF tout en baissant l'APL et en demandant des efforts aux bailleurs sociaux. Regardez Tarn Habitat qui n'est pas en mesure de mettre en place tous ses programmes. Et puis, la suppression des emplois aidés est catastrophique en particulier pour les EHPAD avec une perte de qualité de service. Et ne parlons pas de la hausse de la CSG sur les retraites. Ce n'est pas une politique de gauche.

Où en êtes-vous au niveau du nombre d'adhérents ?

Dans le Tarn, il y a une baisse comme dans toutes les fédérations. Nous sommes entre 600 et 700 militants. Mais ça s'est stabilisé, au même niveau qu'en 2016. Ce qui m'inquiète, c'est l'âge des militants. On travaille sur les réseaux sociaux, on va aussi proposer aux internautes de mettre leurs contributions sur nos sites. Mais tout n'est pas négatif, je rappelle que nous avons réussi à conserver le département, qu'au niveau de la région le travail de Carole Delga est reconnu. Nous n'avons pas que des mauvais élèves. Ce sont les apparatchiks au niveau national qui ont donné une mauvaise image.

Vous avez pris la tête de la fédération après le départ de votre prédécesseur. Quand y aura-t-il une nouvelle élection pour ce poste ?

J'ai pris la place de premier fédéral mais ce n'est pas pour ma tête et mon ambition. Mon objectif n'est pas d'y rester. L'élection se fera après le congrès de février mars. Je crois que ces dix dernières années, il n'y a jamais eu une telle volonté de travail. On était devenu un parti à investir.

Serez-vous candidat ?

Je me plais dans ce que je fais. Mais à côté, il me manque des choses. J'étais très investi dans le milieu associatif et sportif. Le moment venu, je verrai… Ce sera un choix personnel plus que politique ou par ambition.

Où en est la situation financière de la fédération ?

Nous avons mis en place un plan de financement pour 2018. Nous ne touchons pas au personnel. Mais on sera amené à diminuer la masse salariale. On va tenir jusqu'au congrès. Je précise qu'ici, je ne prends aucune indemnité, ce n'est que du bénévolat !

Après la bataille entre Linda Gourjade et Lysiane Louis pour les législatives, est-ce que la situation s'est détendue sur Castres ?

Les législatives restent un scrutin national. Et le national nous a mis en difficulté en désignant une candidate qui n'avait pas été choisie par les militants. Il ne faut pas tirer un trait sur tout ça mais je crois qu'il y a une prise de conscience qu'avec toutes ces chamailleries, ils vont se faire hara-kiri. Tout mon travail, c'est de réconcilier et de préparer les municipales. Il faut un peu de sagesse. 

Et sur Albi, avec l'élection de Christophe Ramond au département, qui a le leadership ?

Il n'y a pas de leadership désigné. Mais ce n'est pas que sur Albi, c'est vrai aussi sur toute l'agglo. Les élus PS ont du mal à travailler ensemble. Sur Albi, il y a Elodie Nadjar, Patrice Bédier. C'est une nouvelle génération qui arrive, sans cumul des mandats. Cela donne une meilleure image de la politique.

Conseil Départemental du Tarn

source: Photo DDM Emilie Cayre

Christophe RAMOND (PS) a été élu le 15/09/2017 nouveau Président du Conseil Départemental du Tarn avec 28 voix contre 18 à Anne LAPERROUZE (DVD). A 43 ans, cet élu albigeois succède à Thierry CARCENAC (PS), qui était président depuis 1991 et qui a démissionné pour cause de cumul des mandats. Ce dernier a décidé de conserver son siège de sénateur. 

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Compte-rendu de mandat - Elus régionaux

Développement économique, formation professionnelle, éducation, transports, concertations citoyennes… dès 2016, la REGION OCCITANIE a mobilisé tous ses leviers d’intervention au service des territoires, de leur développement et de leur attractivité avec pour axes majeurs l’emploi, la solidarité et l’innovation.

Conformément aux engagements de campagne, les élu-e-s SRC et PRG organiseront prochainement plusieurs rencontres publiques pour rencontrer les citoyen-ne-s et rendre compte des grands projets engagés dès la première année de mandat.

Claire FITA, Vincent GAREL, Bernard GILABERT et Catherine PINOL  invitent les citoyen-ne-s, élus locaux-les et représentant-e-s du monde associatif à échanger lors de réunions publiques dans le Tarn :

Le Lundi 09 OCTOBRE à 18h30, Salle du Pastel, Rue de la Garance, à TERSSAC

Le Mercredi 11 OCTOBRE à 18h30, Salle Polyvalente, rue Jacques Maast, à AUSSILLON

Agenda

02/12/2017:

Forum de la refondation-Castres

18/11/2017:

Forum de la refondation-Graulhet

Dans le prolongement du Forum de Graulhet, vous pouvez communiquer à la Fédération vos contributions sur les thématiques: "Quelle identité socialiste dans une Europe libérale ?" et "Quelle regard portez-vous sur la conquête et l'exercice du pouvoir ?" en cliquant sur le lien ci-dessous:

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