Les communiqués de la Fédération

Patrick Vieu : oui à la primaire au nom des socialistes tarnais

La dépêche du Midi publié le 21-06-2016

Patrick Vieu était à Paris, samedi. Comme tous les 1er secrétaires fédéraux du PS, le secrétaire départemental du Tarn a voté en faveur de primaires à gauche avant les élections présidentielles, primaires auxquelles pourront voter les sympathisants socialistes, ceux du PRG et de l'Union des démocrates et écologistes, le parti fondé par Jean-Vincent Placé en septembre 2015, mais pas seulement Patrick Vieu, qui continue à voir en François Hollande le candidat naturel du PS en 2017, explique les raisons de son engagement.

Pourquoi avoir accepté le principe de primaires citoyennes ?

J'étais pour le respect des usages de la Ve République. Mais force est de constater qu'un certain nombre d'initiatives gouvernementales ont fracturé la gauche : le retrait de la citoyenneté, la loi Travail… Or, l'époque où on se comptait au 1er tour de la Présidentielle pour se rassembler au second tour est révolue compte tenu du poids du FN. C'est la raison pour laquelle tous, y compris la motion D réputée la plus frondeuse, nous sommes d'accord sur le principe de la primaire qui peut nous permettre de nous rassembler dès le premier tour. Mais pour avoir cette unité au premier tour, il faut absolument en passer par l'explication. Quel candidat choisir et pourquoi.

Sans le PC et les Verts ?

Nous ne leur fermons pas la porte. La motion que nous avons adoptée samedi comprend un appel au PC et aux Verts pour une primaire de toute la gauche. Il se trouve que, lors de leur Congrès, ils ont posé des conditions inacceptables, dont le fait que le président Hollande ne se représente pas. Donc, on s'attend à ce qu'ils refusent notre proposition.

Qui pourra voter ?

Nos adhérents bien sûr (NDLR : plus de 900 sont à jour de cotisation dans le Tarn. Il en espère 1 200 pour la primaire). Et tous ceux qui signeront l'appel pour la constitution de «la Belle alliance populaire», pourvu qu'ils se reconnaissent dans ses valeurs. Ils n'ont pas besoin d'appartenir à un parti pour ça.

L'objectif est de proposer un maximum de bureaux de vote dans le Tarn. L'expérience de 2011 a montré que la primaire est un succès quand le territoire est bien maillé en termes de bureaux de vote.

Et à titre personnel, qui souhaitez-vous comme candidat ?

François Hollande. Pour moi, c'est le mieux placé, car le plus en situation de rassembler.

Propos recueillis par Béatrice Dillies

Loi travail - communiqué de Patrick Vieu

La décision du Gouvernement de Manuel Valls de recourir à l’article 49.3 dans le cadre de la discussion du projet de loi « Travail » a soulevé une vague de réactions dans nos rangs. Plusieurs responsables socialistes ont appelé le Gouvernement à ne pas recommencer à l’occasion de la discussion du projet de loi en deuxième lecture.
On peut voir dans l’usage de l’article 49.3 un moyen pour l’exécutif de couper court au débat parlementaire. On peut préférer que les lois qui concernent nos concitoyens soient débattues jusqu’au bout dans l’hémicycle par leurs représentants.
Encore faut-il rappeler que la procédure a été utilisée 86 fois sous la Ve République. Présenter la décision du Gouvernement comme un déni de démocratie n’a donc pas de sens. Sauf à considérer aussi comme un déni de démocratie les 4 983 amendements déposés sur le texte, dont la moitié par des parlementaires de gauche.
La vraie nouveauté de l’épisode que nous venons de vivre n’est donc pas l’utilisation du 49.3 mais le dépôt et la signature d’une motion de censure par des députés socialistes à l’encontre d’un Gouvernement socialiste.
Jamais, sous la Ve République, on n’avait vu des parlementaires du parti majoritaire déposer une motion de censure contre le Gouvernement issu de ce parti. Il s’agit là d’une initiative qui reste inexcusable pour le socialiste que je suis.
Car une chose est de faire preuve de vigilance, voire d’esprit critique – y compris publiquement – envers le Gouvernement que l’on soutient, autre chose est de perdre de vue nos vrais adversaires politiques.
La droite, si elle revient au pouvoir en 2017, nous annonce un programme dans la pure veine néolibérale : retraite à 65 ans, suppression de l’ISF, fin des 35 heures, 100 milliards de coupes budgétaires, 300 000 suppressions de postes de fonctionnaires, augmentation de la TVA pour compenser la baisse des cotisations patronales, etc.
Qui ne voit que se profile derrière ces mesures, le démantèlement méthodique et assumé de notre modèle social ? Qui ne voit que ce qui est menacé, ce sont les acquis sociaux, fruits des combats que la gauche a menés au long de son histoire ?
Cette histoire nous enseigne que les batailles se gagnent dans l’union et que la division a toujours été la cause de nos échecs. Il ne s’agit pas de faire taire les objections – à vrai dire, nous ne courons guère de risque de ce côté là – mais de rappeler qu’il n’existe, à gauche, aucune alternative sans le parti socialiste et que les socialistes ont une responsabilité particulière en 2017.
Posons-nous enfin la question de savoir à qui profitent nos divisions. L’enjeu n’est pas seulement l’avenir du parti socialiste. Il est aussi celui de la démocratie. Aujourd’hui, plus de 9 Français sur 10 n’ont plus confiance dans les partis politiques, les trois-quarts n’ont plus confiance dans leurs parlementaires. Demain, c’est la politique elle-même qu’ils rejetteront. Ce jour-là, il sera trop tard pour avoir des regrets.

 
 

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