François Hollande : «L’an II du quinquennat sera celui de l’offensive»

Lancer une initiative européenne, avec la lutte contre la désaffection des peuples comme ambition.

Instaurer un gouvernement économique de la zone euro, qui se réunira tous les mois avec un président en fonction pour une durée longue et dont cette tâche sera la seule. Ce gouvernement politique aura pour mission : la politique économique, l’harmonisation de la fiscalité, la mise en œuvre de la convergence sociale par le haut, un plan de lutte contre la fraude fiscale.

Combattre le chômage avec un plan pour l’insertion et l'emploi des jeunes. Le budget européen, c’est 6 milliards d'euros pour l’emploi des jeunes. Il faut mobiliser une partie de ces fonds, avant même 2014.

Engager une stratégie d'investissements pour préparer l'avenir et bâtir les nouvelles industries, mais aussi Instaurer une communauté européenne de l’énergie. Il s’agit de coordonner tous les efforts pour les énergies renouvelables, afin d’assurer la transition énergétique.

Engager une nouvelle étape d’intégration : augmenter la capacité budgétaire puis progressivement permettre la levée d’un emprunt. La France veut donner un contenu à l’Europe politique en deux ans, il s’agit là d’une « urgence européenne ».

Mobiliser toutes les forces pour l’emploi

  • 100 000 emplois d’avenir, élargis au secteur privétourisme et services
  •  75 000 contrats de génération, étendus à la création d’entreprise, y compris dans le secteur agricole

Mobilisation de tous les acteurs (entreprises, collectivités locales, partenaires sociaux)

Loi sur la sécurisation de l’emploi à appliquer

Ce sont ces dispositifs, créés et mis en œuvre, qui permettront d’inverser la courbe du chômage à la fin de l’année.

L’offensive pour la croissance, c’est préparer la France de demain

En juin Jean-Marc Ayrault présentera un Plan d’investissements sur dix ans pour développer quatre grandes filières : le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures de transports.

Quel financement ? Les crédits européens, le «rechargement» des crédits programmes d’investissements d’avenir, le relèvement du plafond du Livret A, la BPI, certaines cessions de participations publiques sans perte de contrôle, bien sûr, pour la puissance publique. 

Les financements hors Etat viendront du secteur privé, des capitaux extérieurs, des fonds d'investissements.

L’épargne des Français sera mise au service de l’économie productive : réforme de l’assurance vie, création d’un Plan d’épargne d’actions pour les PME, révision de l’imposition des plus-values mobilières

L’offensive, c’est mieux former les jeunes: 

  • En septembre 2013 les jeunes auront plus de professeurs devant eux qu'au cours des rentrées précédentes
  •  La formation des professeurs a été rétablie
  •  À la fin du quinquennat, la proportion des élèves qui sortent du système scolaire sans qualification sera réduite de moitié
  •  Le projet de loi sur l’enseignement supérieur propose de porter 50% d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement du supérieur

L’offensive c’est « mettre du mouvement »

  •  Le choc de simplification : deux lois d'habilitation seront prises pour légiférer par ordonnances en matière de construction de logements (35 000 chantiers sont bloqués pour des recours abusifs) d'une part, d'autre part pour mieux organiser les relations entre l’administration et les entreprises (notamment pour favoriser les implantations). Pour les particuliers, dans certains cas, le silence de l’administration vaudra autorisation.

  • La formation professionnelle : seul un chômeur sur cinq accède aujourd’hui à une formation. Avec la négociation, il faudra proposer une formation dans les deux ou trois premiers mois.
  •  L’avenir du système des retraites : les partenaires sociaux ont pris leurs responsabilités sur les régimes complémentaires. Nous devons poursuivre ce travail. La réforme sera guidée par trois principes : rétablir durablement le régime par répartition;  la justice : carrières longues, inégalités entre régimes et celles qui frappent les femmes; le dialogue et concertation dans le cadre de la conférence sociale qui s’ouvre début juin.

François Hollande a conclu en assurant que le gouvernement « ira au bout sur la transparence de la vie politique » : indépendance de la justice, protection des sources des journalistes, lutte contre la fraude fiscale, non-cumul des mandats.

 Les questions ont permis à François Hollande de préciser les points suivants:

  •  Le droit de vote des étrangers sera soumis au Parlement après les municipales de 2014.
  •  Sur la fusion impôt sur le revenu et CSG : 

Nous avons renforcé la progressivité de l'impôt sur le revenu en supprimant des niches fiscales. Ensuite, il y aura des mesures pour rapprocher les assiettes. Cette question de la CSG sera soumise au débat sur la prochaine loi de finance.

  • Pour améliorer le pouvoir d’achat, une disposition sera votée. Elle permettra délibérer les fonds de la participation. Plusieurs milliers de salariés vont pouvoir bénéficier du fonds lié à cette participation sans contraintes fiscales
  • Sur les prestations familiales :

 

  Il nous faut trouver 2 milliards d’économies sur deux ans sur la famille. Comment ? En modulant les prestations familiales, c’est-à-dire en faisant en sorte que les familles les plus favorisées n’aient pas les mêmes prestations que les autres familles 

François Hollande a pris la crise à bras le corps. Les Français ont vu un président totalement mobilisé qui prépare la sortie de la crise et dessine la France de l’après crise. Le président de la République est, à la fois, dans le dialogue avec les Français, et dans une volonté inflexible de poursuivre son projet pour préparer la France de demain.

François Hollande a fait le choix d’inscrire son action dans la durée. Parce que les réformes s’attaquent au fond des problèmes dans un pays éprouvé par la crise et affaibli par dix ans d’une politique de droite à la fois injuste et inefficace, elles ont besoin de temps pour produire tous leurs effets. Mais les fondements d’un retour de la croissance ont été bâtis pendant

cette première année avec quatre piliers majeurs : le rétablissement de notre souveraineté budgétaire, le soutien à l’emploi, à l’investissement et l’innovation, à l’école et la formation.                                                                                                                                                                                                                                                           Harlem Désir

 

 
 

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